
Section française
21 rue Hoche 93 500 – Pantin - Boite aux lettres
06 70 14 86 31
Le président
Jean Pierre Rosenczveig
Défense des Enfants International est une ONG à statut n°1 auprès de l' Unicef, forte aujourd'hui de 57 sections nationales, et dont le siège international est à Genève.
Réseau de citoyens, militants de la cause des enfants, juristes, enseignants, travailleurs sociaux, parents, hommes et femmes, mineurs et majeurs, la section française de DEI s'est donnée pour tâche de vérifier l'application en France et par la France de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, par des prises de position régulières sur l'actualité, la mise à disposition de ressources documentaires sur son site interactif internet, l'organisation de journées d'études prospectives et la publication d'un rapport annuel.
au regard des exigences de la
Convention Internationale des Droits de l'Enfant,
vous propose d'être partie prenante de sa 5°
Journée d'études organisée par la section française de DEI
Samedi 19 novembre 2005
Assemblée nationale - Paris
La protection de l'enfance
n'est-elle pas en danger ?
Calendrier pour la journée du 12 novembre 2005 :
Le dispositif français de protection de l’enfance est régulièrement interpellé et contesté. Aujourd’hui certains projets législatifs le remettraient volontiers fondamentalement en cause. La protection de l’enfance est objectivement en danger !
Des drames comme ceux d’Outreau, de Drancy, de Strasbourg ou d’Angers donnent régulièrement l’occasion, à travers les médias, de mettre en évidence ses défaillances. Ces interpellations médiatiques amènent souventparfois, par leur vigueur, à relativiser les actes de maltraitances commis sur les enfants. Plus souvent,Ll’opinion comprend difficilement comment certains faits ont pu passer inaperçus des professionnels ou ne pas appeler des réponses plus efficaces pour empêcher le renouvellement de certains comportements. Dans le même temps, donc, où il est tenu pour inefficient, ce dispositif apparaît impénétrable et arbitraire.
Il y a plus grave encore.
Remettant violemment en cause les progrès peu à peu réalisés depuis deux ou trois décennies, certains professionnels, relayés par des parlementaires,On lui reprochent au dispositif encore de faire la part trop belle aux liens du sang quand et de ne pason devrait rompre plus systématiquement les liens des enfants en danger avec leursa familles d’origine quand celles-ci présentent de graves difficultés biologiques !
On se propose encore de transférer à un futur grand juge de la famille la compétence non seulement de dire le droit dans chaque famille, mais de faire face aussi aux situations d’enfants dont les parents auraient « mal pris en compte l’intérêt ». Du même coup, la justice des mineurs seraient recentrée sur la seule délinquance juvénile, ce qui reviendrait à nierant qu’avant d’être délinquant un jeune est d’abord un enfant en danger !
Des rapports officiels - comme dernièrement ceux de P. Naves et B. Cathala, de C. Roméo, de J.P. Deschamps, de M. Th. Hermange, de M. Vriout, etc. - , les enquêtes de l’IGAS, les travaux de l’ODAS et demain de l’ONED ou encore l’approche critique développée par la Défenseure des Enfants dans son rapport 2004 et relayée par le Comité des experts de l’ONU en juin 2004 ont régulièrement avancées des pistes de travail et des nouvelles améliorations à apporterées.
Toutes cLes critiques, parfois injustes ou simplement exagérées, ne doivent pas être négligées. De fait, la plupart des enfants pris en charge par les dispositifs sociaux parviendront à s’inscrire dans unela vie d’adultes et leurs propres enfants ne seront pas dépendants des ces services. Pour autant, ce dispositif est largement perfectible. Certaines lois, comme celle du 17(06) ? juin 1984 1998 relative aux droits des usagers de l’Aide Sociale à l’enfance ( ?) ( ? ?) sur les violences sexuelles, à enfants ne sont pas toujours respectées, etc.
( ? ? ?)
Il est ainsi acquis que trop fréquemment, dans le feu de l’action,, les services sociaux peuvent avoir des difficultés à échanger les informations qu’ils possèdent ou à mieux les analyser en les croisant. Est-il pour autant nécessaire de s’attaquer au secret professionnel, l’un des fondement du respect de la vie privée et de l’éthique du travailleur social ? Nous savons que, dans ce domaine, il faut faire évoluer la notion de secret partagé.
Ces critiques doivent même servir de départ à la réflexion publique qui s’impose :
- la complexité de ce dispositif est la contrepartie de sa richesse et de ses ambitions, elle impose aujourd’hui un effort pour en faciliter la lisibilité et l’accès ;
- son le professionnalisme de ses acteurs peut être vécu comme une source de ld’arbitraire ; plus que jamais, des garanties réelles doivent permettre le respect du droit des personnes, adultes et enfants, consacré par la loi, notamment par celle du 2 janvier 2002, « rénovant l’action sociale et médico-sociale » ;
- son hétérogénéité appelle, non pas à revenir sur la décentralisation de 1983-1984, mais, après avoir ayant identifié ou confirmé les prestations minimales à fournir sur l’ensemble du territoire national, à il faut veiller à les garantir sans s’interdire ni des efforts spécifiques selon les territoires niet la promotion, l’évaluation et la diffusion des démarches innovantes.
Il est temps de cesser de prétendre répondre à telle affaire par un nouveau rapport non suivi d’effets ou par une nouvelle loi qui ajoute encore à la complexité du dispositif !
Il est en revanche urgent aujourd’hui, en référence à la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant :.
- de dresser un inventaire réactualisé des principaux dangers auxquels sont aujourd’hui exposés les enfants ainsi que des principales difficultés que rencontrent les familles et les institutions en charge de leur protection, de leur éducation et de leur émancipation ;
- de rendre compte au public de la réalité du travail de prévention et de prise en charge, phusique physique ou dans le milieu de vie, développé par les services sociaux au bénéfice de 450 000 enfants et jeunes majeurs pour une dépense de quelques 5 milliards d’euros l’an ;.
- d’identifier les responsabilités de l’Etat et des collectivités locales, des services la puissance publicsque et du réseau associatif, des professionnels et des familles, mais de s’interroger aussi sur les méthodes, instruments et démarches permettant d’améliorer l’indispensable concertation entre eux au profit des bénéficiaires que sont les enfants et leurs parents ;
- de vérifier valider ou, s’il y a lieu, de reformuler les grandes orientations de ce dispositif et de réunir les conditions d’une réflexion régulière tant au plan national que local sur cette la problématique sociale majeure que représente l’enfance en danger, afin permettant de vérifier si les objectifs dégagés en commun ont été atteints et de les réactualiser.
A l’occasion de sa 5° journée d’étude nationale, qui s’inscrit comme les précédentes dans le cadre du « 20 novembre, journée des droits de l’enfant », DEI-France se propose de contribuerd’engager cette démarche pour contribuer à ce débat et soutenir l’intérêt supérieur de l’enfant.
Trois temps de réflexion sont proposés :
1° QUOI : Quels sont les objectifs modernes d’un dispositif de protection de l’enfance au regard de la CIDE ? Quelles bonnes pratiques sont-elles à soutenir ou à mettre en œuvre pour protéger les enfants ? Comment s’entendre sur une définition des maltraitances et comment les prévenir ? Quelle bien-traitance viser dans les réponses que l’on apporte aux enfants et à leurs familles, mais aussi à la société civile qui s’interroge sur la violence et la sécurité, y compris dans les espaces privés ? ?
Quelles réponses mettre en place pour protéger les enfants, mais encore quelles démarches renforcer ou promouvoir pour prévenir lesa mal-traitances (violences comme carences) aujourd’hui constaté
2° QUI ? Quelles sont les responsabilités publiques et privées dans le champ de la protection de l’enfance ? Quelles responsabilités relèvent-elles de la sphère familiale,e . Comment identifier ce qui relève de l’Etat, et ce qui relève des collectivités territoriales, du secteur associatif ? Comment hiérarchiser ces responsabilités ? Comment identifier, à travers elles, les termes d’une politique nationale et les garantir, notamment dans leurs déclinaisons aux différents niveaux locaux concernés ?
3° COMMENT ? Quelles stratégies développer au plan national comme local pour articuler entre elles ces différentes responsabilités publiques et privées, professionnelles et bénévoles, entre elles ? Quelles méthodes et quels instruments peuvent-ils et doivent-ils être utilisées ? Quelles valeurs doit-on affirmer et activer à cet effet, en référence notamment à la prise en compte concrète des différents droits reconnus aux enfants, mais aussi des droits et devoirs de leurs parents et de ceux des professionnels ?
Comme dans pour ses précédentes journées d’études, DEI-France vous propose d’apporter des contributions sur ces trois axes.
Ces textes, qui n’engageront que leurs auteurs, seront mis en ligne sur le site de DEI-France sur la page réservée à la journée d’étude « Lla protection de l’enfance n’est-elle pas en danger ? »
Cette journée se tiendra comme les années précédentes soit à l’AssembleAssemblée Nnationale soit au Sénat. Elle associera des professionnels, des militants associatifs, des chercheurs, des responsables politiques.
Elle aura le souci de mettre en exergue les questions d’actualité non seulement pour contribuer à alimenter non seulement les réponses aux questions posées par certains projets de réeforme plus ou moins radicauxrévolutionnaires de notre dispositif institutionnel, mais encore pour contribuer au large débat national sur la protection de l’enfance auquel nombre d’entre nous appellent.
Coordination :
Guy Le Calonnec : guy.lecalonnec@cg90.fr
Frédéric Jésu : f.jesu@wanadoo.fr
Jean-Pierre Rosenczveig : jean-pierre@rosenczveig.com
Pour la préparation de cette journée, nous souhaitons des contributions de tous horizons, associations, syndicats, chercheurs, élus et militants divers, directement ou indirectement intéressés à la question de l'éducation.