Depuis le début de la mobilisation des lycéens, nous avons dû faire le constat d’un gouvernement qui piétine la Convention Internationale des Droits de L’Enfant. Rappelons que juridiquement toute personne de moins de 18 ans est définie par elle en tant qu’enfant.
Face aux revendications des jeunes, la réponse de l’état est l’usage de violences disproportionnées incluant l’utilisation d’armes de guerre. Au fur et à mesure, les témoignages glaçants des dérives autoritaires des FDO se succèdent au fil des manifestations.
Énième épisode, celui du président de la république qui entend dénier les droits constitutionnels et décerner des certificats de légitimité à manifester ou non. Manoeuvre sans doute destinée a créer de la dissension dans la convergence des luttes qui se construit jour après jour.
En réponse à cette négation des droits des enfants (articles 12, 13, 15, 29 et 37 de la CIDE) DEI France sollicite l’ensemble des centrales syndicales pour qu’elle se mettent à disposition des organisations de jeunes et assurent les déclarations de manifestation. C’est d’ailleurs ce qui se passe globalement sur le territoire, mais pas encore de façon systématique. Il s’agit pour les centrales syndicales de prendre position officiellement en soutien aux revendications des jeunes. En effet garantir l’application de la CIDE, c’est défendre l’avenir de notre pays et honorer la tradition humaniste de la France. De par l’article 55 de notre constitution, la CIDE est supérieure à toutes lois ou dispositions qui seraient en contradiction avec elle.
En complément le communiqué du Syndicat des Avocat·e·s de France

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Dans la crasse, les déchets des autres, tentant de dormir quelques heures, avant de rencontrer les juges, à côté de bouteilles d’urine d’un précédent occupant, allongés à même le sol ou sur des paillasses sans matelas, recouverts d’une couverture de survie, seul objet propre qui leur est distribué…
Parfois à deux recroquevillés dans une cellule de moins de deux mètres de large, parfois seul dans un espace si petit que l’enfant ne peut pas étendre ses jambes…
Des banquettes inadaptées, le froid, l’impossibilité de dormir, la crasse, l’odeur putride, les sanitaires bouchés, certains enfants pris de tremblements sans que personne n’intervienne…
De telles constatations ne sont pas celles des geôles des tribunaux d’il y a 100 ans, ni d’il y a 50 ans.
Non, ce sont celles de ce milieu de 21ème siècle, celles du 21 octobre 2026, par quatre membres du conseil de l’ordre du barreau de Bobigny, délégués par Madame la Bâtonnière de Seine Saint Denis, qui ont, comme la loi le leur permet, procédé à la visite du dépôt du Tribunal Judiciaire de Bobigny afin de vérifier les conditions de détention des mineurs.
https ://www.avocats-bobigny.com/wp-content/uploads/2026/10/RLPL-depot-Bobigny-21.10.26-1.pdf
Les photographies sont édifiantes, les constatations sont insupportables, insoutenables et cela concerne des mineurs de 13 à 17 ans, présumés innocents, après 24 à 48 heures de garde à vue, au dépôt de nuit du Tribunal Judiciaire de Bobigny, donc sous la responsabilité de l’Etat !
Cela suffit ! La France qui a ratifié depuis 36 ans la Convention internationale des enfants ne peut tolérer cela plus longtemps !
Le Syndicat des Avocat·es de France appelle le ministère de la Justice à réagir sans délai et à faire cesser ces violations graves. »